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RESEVAC- un exercice évacuation grandeur nature

 20 plastrons se prêtent au jeu de l'exercice d'évacuation avec les équipes de la Marine Nationale au Port, c'est aussi ça le trinôme académique 

« Un exercice d’évacuation grandeur nature »


La frégate de surveillance Nivôse, tout comme les autres bâtiments de la Marine Nationale, effectue un exercice RESEVAC tous les six mois environ pour maintenir sa capacité opérationnelle et valider en « grandeur nature » ses plans d’action pour porter secours aux ressortissants français menacés par des crises géopolitiques majeures.

« Menace extérieure par des terroristes qui envahissent une région d’où il faut exfiltrer un groupe de ressortissants français, tout comme des personnes d’autres nationalités ne parlant pas français. »

Tel a été le scénario planté par les encadrants issus de la Marine Nationale à quai du port de plaisance au Port ce jeudi 20 juin 2019 où le groupe des 24 personnes (composés de 15 personnels d’encadrement et d’enseignement, de 4 auditeurs IHEDN et de 5 élèves appartenant à la classe défense du collège l’Oasis) s’est retrouvé à 6h 30 du matin.

Chaque personne, appelée « plastron », avait un rôle très spécifique à jouer (le consul « VIP », son épouse, un homme ayant caché une arme -factice-, un blessé, etc) dans la mise en œuvre de la mission de rejoindre la frégate le Nivôse par des rotations en zodiac.

L’équipage du Nivôse découvrit au fur et à mesure de quel type de profil il s’agissait et devait s’adapter au mieux dans la gestion de cette crise en garantissant la sécurité du groupe entier.

Vers 11h, tous les groupes ont pu rejoindre la frégate par le biais des rotations en zodiac où il s’agissait de grimper à bord du bâtiment à l’aide d’une échelle. Après les formalités d’enregistrement des nouveaux passagers à bord, l’équipage a dû également affronter une sorte de défi linguistique, puisqu’il fallait se faire comprendre par une passagère anglophone et une autre germanophone. Le groupe a pu déjeuner à bord et les conditions du confinement ont été maintenues jusqu’au bout, même si les marins avaient assuré aux passagers qu’ils étaient en sécurité dès cet instant.

Vers 13h, la frégate a de nouveau accosté à quai et les ressortissants ont pu regagner la terre ferme après une matinée très riche en émotions et expériences.


Témoignages :


« Le capitaine de frégate Nicolas Malbec, commandant de la frégate de surveillance Nivôse,a briefé ses troupes afin que l’exercice ait la rigueur militaire appropriée, avec un point de vigilance particulier, celui que nous soyons traités en invités.
De fait, de bout en bout, nous avons eu droit à une attention soutenue. Dès le premier poste, celui de l’embarquement, de l’eau et des confiseries étaient à notre disposition. En salle de confinement, nous avons eu droit en plus à des jus de fruit, à des livres sur le thème des TAAF, posés là pour nous, à la télévision, à des jeux de société sous forme de quizz, et bien sûr à un repas sortant de l’ordinaire.
Le personnel de l’éducation nationale présent a spontanément « joué le jeu » de bout en bout en exprimant avec talent les différents rôles demandés par les évaluateurs de l’armée, pour offrir à l’exercice une diversité maximale. »

Dominique


Nous avons pu mieux comprendre le rôle humanitaire des armées et les situations auxquelles elles sont confrontées lorsqu'elles interviennent pour aider des populations civiles.Isabelle